Chers lecteur passionnés, le jour que nous n’osions plus espérer est enfin arrivé. Onze ans après la disparition du badge mythique, Peugeot a profité du Mondial de l’Auto 2026 pour refrapper le blason GTi. Mais oubliez l’essence et rangez vos bidons d’huile, le constructeur au Lion passe à l’ère moderne. Devant mes yeux brille la toute nouvelle Peugeot E-208 GTi, la première vraie petite sportive 100 % électrique de la marque. Et croyez-moi, sa fiche technique va faire taire bien des sceptiques.
Peugeot Sport n’a pas chômé. Sous sa robe de bombinette se cache une véritable bête mécanique forte de 281 chevaux et 345 Nm de couple instantané. Pour clouer le bec aux détracteurs des « piles à roulettes », les ingénieurs ont greffé un véritable différentiel autobloquant mécanique Torsen à l’avant, élargi les voies et abaissé le châssis de 30 mm. Côté look, c’est le grand frisson nostalgique, les clins d’œil à l’iconique 205 GTi sont partout, des inserts rouges extérieurs au badge sur le montant de custode arrière, jusqu’à la mythique moquette rouge vif qui tapisse l’habitacle. Certes, la petite batterie de 51 kWh utiles limitera l’autonomie à 375 km WLTP (et beaucoup moins si vous attaquez sur une route de col écossaise !), mais ce choix délibéré permet de contenir le poids à 1 535 kg pour préserver l’agilité légendaire de nos chères bombinettes.

Volant en main : Le grand frisson du « Toucher de route » sochalien
Oubliez les accélérations linéaires et ennuyeuses de certains SUV électriques. Dès le premier virage serré, la magie Peugeot Sport opère. Grâce au train avant entièrement revu et aux combinés ressorts-amortisseurs spécifiques, l’E-208 GTi vire totalement à plat. Mais le véritable juge de paix de cette bombinette, c’est son différentiel mécanique Torsen. En sortie de courbe, là où n’importe quelle traction électrique saturerait son antipatinage en détruisant ses pneus, le Torsen verrouille l’intérieur et catapulte la voiture vers la corde avec une force presque animale. C’est violent, c’est précis, et ça demande de tenir fermement le petit volant de l’i-Cockpit.
La direction, recalibrée pour être infiniment plus directe et informative que sur une 208 classique, remonte chaque aspérité du bitume dans les paumes des mains. Et que dire du train arrière ? Joueur, juste ce qu’il faut ! Au lever de pied en entrée de courbe, la voiture pivote de manière très saine pour aider à s’inscrire, rappelant les plus belles heures de la 205 ou de la 208 GTi 30th. Le surpoids des batteries, intelligemment implantées en « H » sous les sièges et le tunnel central, abaisse le centre de gravité à un niveau jamais atteint sur une GTi thermique. Résultat : une sensation d’agilité bluffante qui fait totalement oublier les 1 535 kg sur la balance. Le freinage, souvent le point faible des sportives à régénération, offre ici une attaque franche et une consistance de pédale d’une linéarité exemplaire. Peugeot a réussi son pari celui de reconnecter le conducteur avec la route.

La commercialisation est d’ores et déjà lancée juste avant l’arrivée de la prochaine génération. Affichée à partir de 42 900 €, elle profite en France du bonus écologique de 3 500 €, ce qui permet de faire tomber son tarif final sous la barre psychologique des 40 000 € (à 39 400 €). À ce prix, vous repartez avec un 0 à 100 km/h expédié en 5,5 secondes et un plaisir de conduite brut, sans artifices sonores thermiques simulés, mais avec une connexion homme-machine retravaillée à l’extrême. Le Lion rugit de nouveau, et l’électricité lui va à ravir !