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Ni tout à fait SUV, ni vraiment break, ni franchement berline…le Dacia Striker joue les trois cartes à la fois. Disponible depuis le 13 octobre 2026, ce crossover de 4,62 m débarque dans le segment C avec trois motorisations hybrides, quatre finitions et un ticket d’entrée à 23 490 €. Dacia, l’enfant terrible du low-cost, monte d’un cran et il n’a pas l’intention de faire de la figuration.
Certaines voitures arrivent sur la pointe des pieds. Le Striker, lui, entre par la grande porte. Pièce maîtresse du plan stratégique 2030 dévoilé par Dacia en mars dernier, il porte une ambition, celle de faire passer la part du segment C dans les ventes de la marque de 20 % à 33 % d’ici la fin de la décennie. Autrement dit, la marque roumaine ne se contente plus de régner sur les citadines avec la Sandero, reine incontestée des ventes aux particuliers en Europe depuis 2017. Elle vient désormais chasser sur les terres des familiales, là où la concurrence ne fait pas de cadeaux. Pour s’y faire une place, Dacia dégaine sa recette maison avec du concret, de l’astuce et un argument de taille, celui du « meilleur coût d’usage » du segment, selon le constructeur.
Un look hybride qui brouille les cartes
Premier coup d’œil, premier constat, le Striker ne ressemble à rien de connu chez Dacia. Avec ses 4,62 m de long, il flirte avec les mensurations d’un break du segment C. Mais c’est sa hauteur qui fait toute la différence. Là où la plupart des SUV compacts dépassent allègrement 1,60 m, le Striker plafonne à 1,53 m. Une silhouette plus basse, plus tendue, qui le rapproche d’une berline et lui offre au passage un vrai avantage aérodynamique.
Pas question pour autant de renoncer à l’ADN baroudeur de la marque. La garde au sol atteint 19 cm en deux roues motrices et 20 cm en 4×4, soit autant qu’un SUV compact classique. Chemins de terre, parkings en dévers ou routes de campagne défoncées, le Striker a de quoi voir venir. Dacia résume l’équation en trois équilibres : garde au sol et aérodynamisme, espace intérieur et ligne, modernité et robustesse. La marque baptise d’ailleurs sa position de conduite « mid-drive », à mi-chemin entre l’assise haute d’un SUV et celle, plus basse, d’une berline.
Autre atout, et non des moindres sur le marché français, le digit indiqué sur la balance. Avec une masse qui débute autour de 1 400 kg selon les versions, le Striker échappe au malus au poids, selon Dacia. Une bonne nouvelle pour le portefeuille, à l’heure où nombre de concurrents prennent du ventre. Côté jantes, on choisit entre 17, 18 ou 19 pouces (en option), et la palette compte sept teintes à partir de la finition Expression, dont deux inédites : Vert Givré et Bleu Cosmique.
À bord : l’astuce avant le bling-bling
L’habitacle accueille cinq passagers et mise sur une planche de bord ouverte et modulaire. Face au conducteur, un combiné numérique LightVisio de 7 pouces affiche l’essentiel, vitesse et alertes. Au centre trône un écran tactile de 10,1 pouces, de série sur toute la gamme, associé selon la finition au système Media Display ou Media Nav Live avec navigation connectée.
Les rangements n’ont pas été oubliés : 6,7 litres sous l’accoudoir central et, selon les versions, un tiroir coulissant. Une première chez Dacia fait aussi son apparition, l’Autohold, qui maintient la voiture à l’arrêt sans que le conducteur ait à garder le pied sur le frein. Un détail ? Pas dans les bouchons.
Le toit panoramique fixe, de série sur Extreme et en option sur Journey, intègre des filtres invisibles pour l’isolation thermique et acoustique. Quant au coffre, il avale jusqu’à 600 litres, avec ouverture mains libres, plancher modulable en trois parties, tablette en deux parties et commande Easy Fold pour rabattre la banquette en un geste. De quoi charger les valises des vacances sans jouer au Tetris.

Trois moteurs hybrides, trois tempéraments
Sous le capot, Dacia fait carton plein sur l’hybridation. Trois motorisations sont au menu, et chacune vise un profil de conducteur bien précis.
Mild hybrid-G 140 : le marathonien. C’est la spécialité maison poussée d’un cran. Ce bloc bicarburation essence-GPL s’associe à une hybridation légère 48V, en boîte manuelle ou automatique. Résultat annoncé, jusqu’à 1 600 km d’autonomie en combinant les deux réservoirs. Les gros rouleurs et les amateurs de longs trajets vont se frotter les mains, d’autant que le GPL reste une énergie encore accessible et relativement bon marché à la pompe.
Hybrid 155 : le citadin malin. Ici, on passe à l’hybride complet. Un quatre-cylindres essence de 1,8 litre et 109 ch travaille main dans la main avec deux moteurs électriques, le tout piloté par une boîte automatique. Chaque démarrage se fait en électrique, et jusqu’à 80 % des trajets urbains peuvent être parcourus sans brûler une goutte d’essence. Dacia indique une consommation de 4,2 l/100 km et des émissions de CO₂ à partir de 95 g/km. Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes.
Hybrid 150 4×4 : l’aventurier. Pour ceux que la boue n’effraie pas, cette version à transmission intégrale propose cinq modes de conduite. Associée aux 20 cm de garde au sol, elle fait du Striker un vrai compagnon tout-terrain, dans la lignée d’un Duster qui a forgé la réputation de la marque hors des sentiers battus.
Quatre finitions pour quatre styles de vie
La gamme s’articule autour de quatre niveaux d’équipement, avec deux sommets aux personnalités bien tranchées.
- Essential, l’entrée de gamme, n’a rien d’une version au rabais : jantes tôle 17 pouces, barres de toit, écran 10,1 pouces avec services connectés et réplication du smartphone, climatisation manuelle, radars avant et arrière, caméra de recul et vitres électriques à l’avant comme à l’arrière.
- Expression ajoute les jantes alliage 17 pouces, la climatisation automatique bizone, le frein de parking électrique avec Autohold, la console haute avec accoudoir, les rétroviseurs rabattables électriquement et deux prises USB à l’arrière.
- Extreme joue la carte outdoor : jantes 18 pouces, touches cuivrées dedans et dehors, toit panoramique, carte mains libres, sellerie lavable TEP Microcloud, tapis en caoutchouc, son Arkamys 3D à six haut-parleurs et aide à la descente.
- Journey mise sur le confort : jantes 18 pouces, hayon motorisé mains libres, siège conducteur électrique, sièges avant et volant chauffants, chargeur de smartphone à induction et le même système audio Arkamys.
Des prix qui font mal à la concurrence

C’est là que Dacia frappe le plus fort. Le Striker s’affiche à partir de 23 490 € en finition Essential avec le moteur Mild hybrid-G 140 en boîte manuelle. Pour un crossover familial de 4,62 m, hybride, avec caméra de recul et grand écran de série, l’addition a de quoi faire tousser plus d’un rival. Même en haut de gamme, la facture reste contenue, le plus cher des Striker, en 4×4 Extreme ou Journey, ne dépasse pas 31 900 €.
| Finition | Motorisation | Prix |
|---|---|---|
| Essential | Mild hybrid-G 140 (manuelle) | 23 490 € |
| Expression | Mild hybrid-G 140 (manuelle) | 25 100 € |
| Expression | Mild hybrid-G 140 auto | 26 700 € |
| Expression | Hybrid 155 | 28 100 € |
| Expression | Hybrid 150 4×4 | 29 900 € |
| Extreme / Journey | Mild hybrid-G 140 auto | 28 700 € |
| Extreme / Journey | Hybrid 155 | 30 100 € |
| Extreme / Journey | Hybrid 150 4×4 | 31 900 € |
Petite subtilité à noter : Extreme et Journey sont facturées au même prix. Le choix se fera donc au feeling, entre l’esprit aventure de l’une et le cocooning de l’autre, sans arbitrage budgétaire.
Les commandes sont ouvertes depuis le 13 octobre 2026 pour les trois motorisations. Pour rassurer sur le long terme, le Striker est éligible à la garantie Dacia Zen, incluse dans les forfaits d’entretien Révision Essentielle et Révision Essentielle+. Elle couvre 12 mois ou 30 000 km, renouvelable à chaque entretien dans la limite de 7 ans ou 150 000 km. Elle est réservée aux particuliers, pour des véhicules âgés de 28 à 73 mois, de moins de 120 000 km et sortis de toute garantie active, à condition de respecter le plan d’entretien du constructeur.
En résumé : Dacia change de braquet
Avec le Striker, Dacia ne se contente pas d’ajouter un modèle à son catalogue, la marque change de dimension. Silhouette inédite entre SUV, break et berline, coffre de 600 litres, trois hybrides dont un GPL capable d’aligner 1 600 km et un 4×4 pour sortir du bitume. La fiche technique coche beaucoup de cases et elle le fait sans faire exploser la tirelire, de 23 490 € à 31 900 €.
Reste à voir comment ce nouveau venu se comportera sur la route, et face à des concurrents installés de longue date dans le segment C. Mais une chose est sûre : en s’attaquant aux familiales avec ses armes habituelles, Dacia jette un sacré pavé dans la mare. Les généralistes sont prévenus.